Le Cégep de l’Outaouais réaffirme son engagement envers le dialogue, l’apprentissage et la réconciliation
Le Cégep de l’Outaouais reconnaît que les lieux où nous apprenons, enseignons, travaillons, tissons des liens et vivons sont situés sur le territoire non cédé de la Nation algonquine Anishinabeg, présente en ces lieux depuis des temps immémoriaux, et nous la remercions de nous permettre d’y réaliser notre mission éducative. Miigwech.

À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation et de la Journée du chandail orange, le Cégep de l’Outaouais invite sa communauté à prendre un temps d’arrêt pour se souvenir, apprendre et réfléchir au chemin qui reste à parcourir vers la réconciliation avec les Premiers Peuples.
Cette journée est l’occasion de rendre hommage aux survivantes et survivants du système des pensionnats pour Autochtones, aux enfants qui n’en sont jamais revenus ainsi qu’à leurs familles et à leurs communautés. Elle rappelle également l’importance de mieux connaître et comprendre cette partie de notre histoire et ses conséquences qui perdurent encore aujourd’hui.
Le Cégep invite les membres de sa communauté à porter du orange en signe de solidarité et de reconnaissance envers les survivantes et survivants des pensionnats, leurs familles et leurs communautés. Plusieurs activités de sensibilisation sont proposées, dont un atelier de fabrication de macarons, l’expérience immersive William 360 et un kiosque en collaboration avec Je tiens la route, où les personnes participantes pourront exprimer leur vision de la réconciliation sur des chandails orange en papier qui seront ensuite exposés au Cégep. Un tirage de trois exemplaires du livre Depuis des temps immémoriaux : Notre histoire est également prévu. Enfin, une reconnaissance territoriale et une prestation de danse de cerceaux par une artiste de Pikogan donneront le coup d’envoi au match ORANGE d’improvisation des Crinqués.
En tant qu’établissement d’enseignement supérieur, le Cégep reconnaît qu’il a une responsabilité particulière. Par l’éducation, la sensibilisation, l’écoute et l’ouverture au dialogue, il souhaite contribuer à une meilleure compréhension des réalités, des histoires et des perspectives des Premiers Peuples et favoriser des relations fondées sur le respect et la reconnaissance.
Cet engagement se traduit notamment par le Service culturel autochtone du Cégep. Ce service offre aux étudiantes et étudiants des Premières Nations, inuit et métis un espace d’accueil, d’écoute et de soutien à leur réussite. Il est également ouvert à toute personne souhaitant en apprendre davantage sur les cultures des Premiers Peuples.
L’éducation a joué un rôle dans les injustices du passé, mais elle peut aussi contribuer à bâtir un avenir différent. Nous avons le devoir de créer des espaces où les savoirs, les langues et les cultures autochtones sont reconnus et valorisés, et où les étudiantes et étudiants autochtones peuvent se sentir accueillis, respectés et soutenus tout au long de leur parcours. La réconciliation ne se limite pas à une seule journée dans l’année. C’est un engagement collectif qui doit se traduire par des gestes concrets, par le respect, par l’écoute
et par notre volonté de mieux comprendre les réalités, les histoires et les cultures des Premiers Peuples. La réconciliation, c’est aussi apprendre à travailler ensemble, à bâtir des relations durables avec les communautés autochtones et à reconnaître que nous avons encore beaucoup à apprendre les uns des autres.
« Le service culturel autochtone, c’est d’abord un lieu où les étudiantes et étudiants autochtones peuvent se sentir chez eux, être entendus et trouver le soutien dont ils ont besoin pour réussir. C’est aussi une porte ouverte pour toute la communauté du Cégep : chaque personne qui prend le temps de venir écouter et apprendre contribue à bâtir des relations plus justes. Le 30 septembre, et tous les autres jours de l’année, notre porte est ouverte. »
– Brigitte Ginn, Service culturel autochtone du Cégep de l’Outaouais
« La réconciliation est une responsabilité collective qui nous invite d’abord à écouter, à apprendre et à mieux comprendre. Comme établissement d’enseignement, nous avons un rôle important à jouer pour créer des espaces de dialogue et contribuer à faire évoluer les connaissances et les relations. Le 30 septembre nous invite à nous arrêter et à réfléchir, mais surtout à poursuivre cet engagement tout au long de l’année. »
– Steve Brabant, directeur général du Cégep de l’Outaouais